Comité de suivi du colloque

Membres du comité

– Isabelle Barbe, capitaine de police à la BPM du 91

– Sylvain Barbier Sainte Marie, vice-procureur, chef du parquet des mineurs de Paris

– Ladja Chopineaux, principale du collège Oeben, Paris 12ème.

– Édouard Durand, juge des enfants, coordonnateur de formation à l’École nationale de la Magistrature, Bordeaux

– Philippe Duverger, professeur de pédopsychiatrie, CHU d’Angers

– Céline Greco, médecin généraliste, interne en médecine (Paris sud)

– Jean-François Kerr, directeur de la Prévention et de la Protection de l’enfance, Conseil Général de l’Essonne

– Josiane Loizeau, principale du collège Claude Monet à Ezy sur Eure (participation au comité à partir du 10-04-2014)

– Chantal Pittion-Rossillon, assistante sociale, conseillère technique responsable départementale (Rectorat de Versailles)

– Fabienne Quiriau, directrice de la CNAPE (Convention nationale des associations de protection de l’enfance)

– Caroline Rey Salmon, pédiatre, médecin légiste, chef de l’Unité médico-judiciaire de Paris

– Claude Rougeron, médecin généraliste, Anet (Eure)

– Daniel Rousseau, pédopsychiatre, Foyer de l’enfance, Angers

– Françoise Sarny, assistante sociale, CG94, enseignante.

– Anne Tursz, pédiatre, épidémiologiste, directeur de recherche émérite à l’Inserm

– Nathalie Vabres, pédiatre, CHU de Nantes

 

Rapport final

Rapp Fin Comite Suivi Octobre 2014

Synthèse du rapport final

Rapport Comite Suivi -Synthese Fin 22-09-2014

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5 réponses à “Comité de suivi du colloque

  1. il manque un des acteurs essentiels dans ce comité de suivi : l’éducation nationale. Les assistantes sociales scolaires sont, là ou il y en a, les acteurs essentiels qui sensibilisent les équipes éducatives au repérage des signes qui peuvent révéler une situation d’enfant en souffrance, d’enfant victime. Ce sont des professionnelles formées qui conseillent les autres professionnels d’un établissement scolaire, y compris les infirmières scolaires qui ne sont pas toujours suffisamment formées. Elles ont un rôle d’écoute attentive, bienveillante et savent mettre en confiance les enfants, aider les parents, accompagner les familles, travailler avec les partenaires locaux et évidemment, signaler les situations aux services de l’aide sociale à l’enfance du conseil général ou bien au parquet des mineurs lorsque cela est nécessaire.
    Pourquoi ne pas avoir associé à vos travaux ces professionnels qui sont les premiers maillons de la prise en charge des situations de maltraitance et jouent un rôle essentiel dans la prévention.
    Par ailleurs, sachant que la majorité des acteurs de la protection de l’enfance, que ce soit au niveau institutionnel, administratif, associatif.. sont des femmes, je constate que ce comité est majoritairement constitué d’hommes….. encore!!!

    • Bien sûr qu’il manque l’Education nationale, dont les établissements voient passer tous les enfants dès 3 ans, voire avant. Dans leurs premiers mois et années, en dehors du cercle familial et des amis, ils ne sont vus que par des médecins qui ont donc une responsabilité écrasante dans le repérage des dysfonctionnements de la parentalité, responsabilité qu’ils sont loin d’assumer pour de multiples raisons, dont des carences massives dans la formation (notamment quant aux stratégies pour ne pas rester dans la solitude face à des décisions aussi graves qu’un signalement).
      Nous avions recruté quelqu’un de l’Education nationale, du monde enseignant (et de sexe féminin!) mais elle a dû renoncer à participer. Si vous avez une recette magique pour obtenir la présence, dans notre comité, d’un membre de l’Education nationale (qui de surcroît ait sa liberté de parole), faites-le moi savoir.
      Quant à la parité: avant la défection de cette personne nous étions 6 femmes et 7 hommes. Par ailleurs le choix des personnes s’est fait exclusivement sur leur compétences et a été discuté collectivement. A mon avis, tant que l’égalité des chances au départ (dès l’enfance) n’existera pas (et hélas nous n’y sommes pas encore), la parité sera un miroir aux alouettes, voire discréditera des femmes choisies sur le simple critère du genre.
      Merci en tous cas de la pertinence de votre commentaire sur le rôle de l’école et de ses travailleurs sociaux.

      Anne Tursz, présidente du Comité de suivi

  2. Bonjour, permettez-moi de vous part du résumé d’un document que j’ai rédigé autour de la maltraitance des enfants. Je serai très heureuse de vous en faire part et de participer à la poursuite de votre projet. Très cordialement.
    —————————
    Quels sont ceux qui parlent des incidences de la maltraitance des enfants pour l’ensemble de la société ?
    Ceux qui prennent en charge les jeunes les plus violents, les plus déstructurés et les moins intégrés.

    Quels sont ceux qui ne parlent pas des incidences sociales, psychiatriques et bien sûr physiques de la maltraitance ?
    Les professionnels administratifs et judiciaires de la protection de l’enfance.

    Que se passerait-il si les pouvoirs publics se penchaient sur les incidences de la maltraitance ?
    Ils en mesuraient le coût, à court, moyen et long terme ; ils compareraient celui des différents dispositifs de protection de l’enfance. En 2005, pour un seul enfant : 445 208 € dans le cadre d’un accueil stable de 1 à 20 ans par dans une famille d’accueil. 1,26 million d’euros dans le cadre d’une succession de mesures d’AEMO et de placements sporadiques. Ou 2,34 millions d’euros en cas de handicap. Taux de réussite en Angleterre des placements familiaux ayant conduit à des adoptions : 80 %. Coût d’une adoption : 0 €. Coût à la même époque de la prise en charge de 4 000 personnes, anciens enfants maltraités : 9,35 milliard d’euros. 450 000 enfants étaient suivis en 2008 par les services de protection de l’enfance (ONED).

    Les conditions sont réunies pour qu’enfin un statut de l’enfant, conforme aux principes de la législation internationale, voit le jour : en 1970, les termes de puissance paternelle ont été remplacés par ceux d’autorité parentale, et la Loi de 2007 a conforté cette autorité. En revanche, depuis juillet 2013, la famille n’étant plus biologique, l’environnement dit naturel de l’enfant maltraité ne sera bientôt plus celui de sa famille maltraitante.
    Par la volonté de ceux qui aspirent à ce changement.

  3. Bonjour,
    Je me vois obligé de réagir au commentaire de la personne qui signe « Michèle » (que je salue).
    Les enfants ne parlent pas, ou peu, et leur parole n’est pas recevable par les adultes..Les adultes peuvent donc élaborer les théories éducatives qui les arrangent et faire perdurer les situations qui en résultent pour les enfants, celles-ci fussent-elles dommageables pour eux.
    Je cite deux cas (qu’il est convenu de ne jamais évoquer) :
    1°) l’école.
    L’école s’est évidemment construite à l’origine sans tenir compte des besoins spécifiques des enfants (qui étaient très peu connus à l’époque). Pour l’essentiel, son organisation s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui. Elle est plutôt productrice de maltraitance (mais il est vrai qu’elle pourrait mieux détecter les maltraitances familiales, l’un n’empêche pas l’autre).
    2°) Le féminisme.
    Le féminisme a élaboré, notamment, la théorie de la socialisation possible uniquement en collectivité, théorie efficace, complètement fausse, mais nécessaire pour promouvoir l’activité professionnelle des mères. Et de fait, personne ne remet en cause les théories féministes, sachant pourtant que les dysfonctionnements et handicaps psychiques des adultes (30 % de la population selon une étude européenne) est à rechercher dans leur petite enfance.

    Ainsi, dans la situation actuelle le pessimisme est de rigueur car il est impossible d’agir sur l’E.N.. et le féminisme, quant à lui, exerce un large contrôle social et gouvernemental.

  4. Cette étude est sans doute à prendre en considération :
    D
    ans le cadre de cette étude, un ré-
    seau d’infirmières de santé publique
    a été mis en place, pour rendre ré-
    gulièrement visite aux familles ayant des
    antécédents de mauvais traitements. Or,
    l’étude a montré que ces familles étaient
    tout aussi susceptibles de frapper leurs en-
    fants ou de renoncer à leurs responsabilités
    familiales que les familles témoins.
    Selon Harriet MacMillan, son auteure
    principale, ces constatations révèlent l’ab-
    sence actuellement d’intervention efficace
    pour réduire le risque de récurrence d’abus
    physique et de négligence envers les en-
    fants maintenus dans des familles où ce
    risque est jugé élevé.
    « Cette étude fait ressortir la complexité de
    la récurrence de l’abus physique et de la
    négligence »
    , explique cette pédiatre et
    psychiatre pour enfants de l’Université
    McMaster, où l’étude a été menée.
    « Ce pro-
    gramme très intensif reposait sur une base
    théorique et il n’a pas eu les effets escomptés. »
    Cette étude, publiée l’année dernière
    dans
    The Lancet
    et à laquelle ont participé
    163 familles, était le fruit d’années de plani-
    fication et comportait un programme de vi-
    sites à domicile pour la moitié de ces
    familles environ, dont au moins un enfant
    avait été victime d’abus physique ou de
    négligence. Chaque famille du groupe
    d’intervention a reçu régulièrement la visite
    de ces infirmières pendant deux ans et a
    bénéficié de soutien familial, d’éducation
    au développement de l’enfant et de rela-
    tions avec les services sociaux.
    Selon Susan Jack, professeure à la School
    of Nursing de l’Université McMaster, qui
    analyse les entrevues des mères et du per-
    sonnel infirmier de l’étude, ces visites
    avaient semblé faire des merveilles. Les
    mères appréciaient globalement le soutien
    des infirmières, moins menaçantes que les
    préposés à la protection de l’enfance qui
    avaient le pouvoir de leur retirer leur enfant.
    « Les mères adoraient avoir quelqu’un pour
    les écouter. Les infirmières les aidaient égale-
    ment, par exemple, à trouver un logement et
    à remplir des formulaires de service de garde
    à l’enfance subventionné. »
    Cette étude cher-
    chait néanmoins à déterminer si les enfants
    victimes de mauvais traitements en subis-
    saient de nouveau après cette intervention.
    Selon les dossiers de la protection de l’en-
    fance et les hôpitaux, celle-ci ne les a pas
    protégés de la récurrence.
    Une des constatations de cette étude est
    quand même prometteuse. Parmi le sous-
    groupe de familles suivies depuis moins de
    DOSSIER SPÉCIAL RECHERCHE
    VOLUME 5, N
    O
    2-DÉCEMBRE 2006 BULLETIN DU CENTRE D’EXCELLENCE POUR LE DÉVELOPPEMENT DES JEUNES ENFANTS – PAGE 3
    LES MAUVAIS TRAITEMENTS
    « Plus vous
    intervenez tôt,
    plus il est
    possible d’aider
    les familles »
    par Philip Fine
    NE PERMETTENT PAS D’ARRÊTER
    trois mois par l’agence de protection de
    l’enfance et recevant des visites, la récur-
    rence de l’abus physique a été inférieure à
    celle du groupe témoin. Ce n’était par con-
    tre pas le cas de la négligence.
    Cette étude établit une nette distinction
    entre prévenir le début de l’abus physique
    et de la négligence envers un enfant et le
    défi, plus difficile, d’essayer d’arrêter les
    mauvais traitements. MacMillan et la pro-
    fesseure Helen Thomas, également de la
    School of Nursing, avaient essayé d’étendre
    l’application de la théorie de la prévention
    de David Olds à la récurrence. Mais les
    mauvais traitements profondément enraci-
    nés se révèlent difficiles à traiter, selon
    MacMillan, qui reprend la maxime de la pré-
    vention précoce pour les parents à risques :
    « Plus vous intervenez tôt, plus il est possible
    d’aider les familles. »
    LES
    VISITES À DOMICILE
    Réf.: MacMillan HL, Thomas BH, Jamieson E, Walsh CA, Boyle MH, Shannon HS, Gafni A. Effectiveness of home visitation by public-
    health nurses in
    prevention of the recurrence of child physical abuse and neglect: A randomised controlled trial.
    Lancet
    2005;365(9473):1786-1793.
    Est-il possible d’empêcher la récidive de la maltraitance
    pour ceux qui en ont été victimes? Selon une étude
    récente, les programmes de visites des infirmières ne
    sont pas aussi efficaces qu’on l’espérait pour empêcher
    la récurrence des mauvais traitements.

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